PIERRE SALLIER
OSTEOPATHE D.O.

"Œuvrons ensemble, pour une santé meilleure!"

                             Pierre Sallier

l'Ostéopathie Structurelle

 

Définition de la LTR

 

L’IFSOR (Institut de Formation Supérieur en Ostéopathie de Rennes) l'école dont je suis issu, est une formation d’ostéopathie structurelle. Afin de mieux comprendre ce terme ainsi que le modèle de pensée qui en découle, une explication s’impose. Le concept de l’école est basé sur la notion que « la structure génère la fonction », c’est-à-dire qu’une fois qu’elle existe, une bonne structure génère une bonne fonction.

Il est donc impératif de comprendre que si la structure est atteinte dans sa composition, le trouble fonctionnel qui en résulte est alors irréversible. Il est donc impossible d’agir sur un problème d’ordre génétique, ou lorsque la structure est rompue ou usée. En revanche, l’ostéopathe peut espérer agir sur une altération de l’état de la structure, c’est-à-dire agir sur des lésions réversibles.

Selon le Modèle Fondamental de l’IFSOR, et contrairement à certains courants ostéopathiques, la lésion n’est pas définie comme un manque de mouvement mais comme une diminution des qualités mécaniques du tissu conjonctif. Plus précisément, la lésion siège au sein de la matrice extra cellulaire (MEC). En revanche, la diminution des qualités mécaniques s’exprime dans l’ensemble du tissu ; la MEC étant seulement l’expression de la synthèse tissulaire conjonctive (J.F. Terramorsi, Ostéopathie Structurelle, Lésion Structurée - Concepts Structurants, p. 362 (Roxane Terramorsi)).

Ceci se traduit alors par une perte de souplesse et d’élasticité du tissu en lésion. On parle alors de Lésion Tissulaire Réversible (LTR) et son traitement est la manipulation structurelle.

 

Processus d’installation de la LTR

 

La LTR semble, selon J.F. Terramorsi, être le résultat d’une hypo-sollicitation de la structure, qui a pour conséquences une diminution des besoins énergétiques du tissu, à l’origine d’un ralentissement des échanges liquidiens. Ceci aboutit à une augmentation des processus de fixité au détriment des processus dynamiques.

Ce changement d’état correspond à la LTR. Ces processus de fixités altèrent la bonne fonction du système concerné, ce qui est à l‘origine d’un cercle vicieux. L’installation de cette lésion est tout à fait normale par rapport aux hypo-sollicitations de son milieu. La LTR n’est donc pas le siège de douleurs spontanées mais reste muette si elle n’est pas sollicitée.

On dit que la LTR est auto-entretenue dans le temps et spontanément muette.

 

Objectivation de la LTR

 

La LTR est incarnée au sein du tissu conjonctif, ce qui lui donne une réalité physique. Cette réalité est objectivable, par un test palpatoire, qui répond aux critères de « gros, dur et sensible quand on y touche ». En effet, le test d’un tissu en lésion est comparativement différent de celui d’un tissu sein, ceci s’explique par la perte de souplesse et d’élasticité du tissu conjonctif.

« Gros » : Cette notion de tissu gros peut être expliquée par un phénomène congestif lors de l’installation de la LTR, pouvant persister dans le temps et dans l’espace au même titre que la lésion est auto entretenue.

« Dur » : Lors du test, l’observateur contraint la structure afin de déformer le tissu en lésion. Ce dernier, oppose alors une résistance à la déformation plus grande qu’un tissu « sein ». Ceci est interprété par l’observateur par la notion de tissu « dur » ou alors de tissu « moins souple ».

« Sensible quand on y touche » : on a vu dans le processus d’installation de la lésion, que la LTR est spontanément muette. Le test d’objectivation de la lésion doit être confirmé par le patient. Ce dernier pouvant alors décrire une notion de sensibilité localisée à la zone en lésion lors de la palpation de celle-ci.

 

Remarque : La notion d’objectivation de la lésion définie dans le MFOS, n’est à ce jour pas reconnu par le monde scientifique. En effet, la perception tactile n’est que subjectivité, et aucun outil ne permet de quantifier une palpation tissulaire en termes de volume, ou de densité. Seul le ressenti du patient pour être objectivé par une échelle visuelle analogique.

 

Définition de la manipulation structurelle

 

Le traitement de la LTR est la manipulation structurelle. Cette dernière est définie comme : « un acte mécanique, réglable en vitesse, en masse et en amplitude, appliqué le plus localement possible sur le tissu altéré, afin d'en modifier la consistance par voie réflexe. Le but n'est pas de corriger une position, ni d'augmenter telle ou telle amplitude, mais de lever la barrière qui empêche le corps de trouver lui-même toutes les positions et fonctionnalités dont il a et aura besoin pour évoluer harmonieusement dans son environnement. » (www.bretagne-osteopathie.com/ifso/concept.html)

Selon cette définition, la gestuelle thérapeutique doit être appliquée le plus précisément sur le tissu en lésion. Cette précision s’obtient par une action la plus locale et la plus directe possible, ce qui permet au thérapeute d’orienter la direction et la profondeur de son geste pour agir mécaniquement sur  le tissu en lésion.

La manipulation structurelle s’adresse à tous les types de tissus conjonctifs qu’ils soient musculaires, aponévrotiques, articulaires ou même osseux.

 

En conclusion de cet article et de ce chapitre de définitions, le travail de l’ostéopathe se fait autour d’une enquête conjonctive à la recherche d’une perte des qualités mécaniques de souplesse et d’élasticité du tissu. L’ostéopathe recherche des lésions physiologiques appelées lésions tissulaires réversibles (LTR), qu’il objective par des tests palpatoire qui répondent aux notions de gros, dur et sensible quand on y touche. La manipulation structurelle cherche par un effet mécanique à redonner souplesse et élasticité à la structure afin que la fonction qui en découle en soit améliorée.

 

Pour toute question je reste à votre disposition.

 

Pierre SALLIER

Ostéopathe D.O.

tel : 06.81.47.43.14

www.sallier-osteopathe.fr

 


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